Voici comment a été réalisée la plaque des aériens.
C'est peut-être la partie la plus compliquée du sous-marin à réaliser : j'ai beaucoup de choses à installer avec très peu de place.
Au dessus de cette plaque sont présents :
- les 6 aériens uniquement décoratifs ;
- le schnorchel fonctionnel et par la même occasion décoratif ;
- le bras commandant l'ouverture d'un robinet situé sur le ballast pour plonger ;
- la sonde de détection d'eau ;
- le mécanisme des barres de plongées ;
- la valve schrader.
Et sous la plaque...
- deux servos (pour le schnorchel et le ballast) ;
- un moteur pour la rotation du radar ;
- le mécanisme de remise en position du radar ;
- 4 seringues pour l'animation des aériens et la rotation des barres de plongées situées sur le kiosque ;
- des fins de courses, des engrenages, et toutes les connexions électriques...
Bref, beaucoup de monde !
Tout doit rentrer dans l'espace visible sur cette photo :
J'ai choisi de réaliser tout ça avec de la plaque inox de 3 mm, récupérée.
Avantage : forte rigidité, et possibilité de souder un tube inox pour le schnorchel et des presses étoupes pour rendre les seringues amovibles si le besoin de les changer se fait ressentir.
Avant perçage, je redessine les points principaux que je "pointe" à l'aide d'un pointeau réalisé pour l'occasion. Il s'agit d'une pièce métallique limée pour être pointue, chauffée au rouge puis plongée dans l'eau pour augmenter sa dureté. L'objectif est de marquer précisément la tôle pour éviter que le foret ne glisse lors du perçage.
Les presses-étoupes utilisés sont des pièces en laiton prenant en sandwich un joint en caoutchouc. Les deux pièces en laiton se visse l'une dans l'autre ; plus on les visse, plus le joint est comprimé et plus son diamètre intérieur se réduit. Il s'adapte donc parfaitement à la seringue qui le traverse.
A l'origine, ils étaient prévu pour des boitiers électriques afin de protéger les sorties de câbles d'éventuelles intrusions de poussières ou d'eau. Après plusieurs tests, je me suis rendu compte qu'ils étaient étanches et que j'allais pouvoir m'en servir ici.
Premier positionnement avant les perçages et soudure (on remarque le tube du schnorchel dressé au milieu de la plaque) :
Je vais souder à l'argent avec un chalumeaux assez puissant pour chauffer la plaque épaisse.
Après cette opération, tout à changé de couleur :
Un travail de nettoyage m'attend :
Le moteur, les servos et les autres éléments seront fixés sous la plaque inox à des plaques en PVC.
Une vue d'ensemble, après montage :
Tout n'est pas encore terminé. On remarque le moteur à gauche, réducté. Les engrenages blancs ne servent qu'à déporter l'axe de rotation. Ils proviennent d'une imprimante. A côté du tube du schnorchel se trouve la sonde blanche, récupérée dans un lave-vaisselle. Ce n'est qu'une tête de vis isolée de la structure métallique. La carte de détection d'eau enverra du courant par cette tête et le recevra par la plaque inox si le sous-marin se trouve sous l'eau. Un relai empêchera alors la mise en marche du servo et du compresseur.
On distingue ici deux seringues sortant des presses-étoupes, ainsi qu'une valve schrader soudée sur la plaque. Elle me permettra de mettre le sous-marin sous pression pour les futurs tests d'étanchéité :
Là-encore, des seringues dont une qui attend d'être usinée pour recevoir son aérien :
On remarque au pied du tube du schnorchel le bras de commande qui actionnera le robinet du ballast.
Voici le fonctionnement du schnorchel. Je ne sais pas si quelqu'un a déjà adopté ce système...
Le principe est donc d'admettre de l'air dans le sous-marin pour remplir la bouteille d'air comprimé grâce au compresseur embarqué.
Ici, je ne veux rien d'automatique, juste quelque chose qui s'ouvre lorsque je décide de mettre le compresseur en marche.
Voila mieux qu'un long discours :
L'avantage est que malgré les ouvertures répétées, pas une seule goutte d'eau ne rentre dans le sous-marin. Si de l'eau se trouve sur la pièce en PVC, elle sera poussée vers le haut, mais ne pourra pas rentrer.
Voila concrètement à quoi cela ressemble :
Afin de voir si le système fonctionne bien en navigation, un schnorchel décoratif sera fixé au bout de la tige filetée et dépassera du kiosque lorsque le système sera ouvert.
Sous la plaque, voici le servo qui actionne cette tige :
Les switchs permettent la mise en route du compresseur si le schnorchel est ouvert. Depuis la radio-commande, je pourrai faire fonctionner ce servo si le sous-marin est en surface (condition possible grâce à la sonde et à une carte de détecteur d'eau que j'avais montré précédemment).
Sur ces photos, il me reste les connexions électriques à faire, installer les derniers aériens dont le radar et son mécanisme ainsi que celui des barres de plongées.
Pour cette partie, tout a été récupéré sauf les deux servos achetés. Le plus long a surtout été de réfléchir à l'organisation des pièces. N'ayant pas les connaissances pour utiliser un logiciel 3D, il a fallu passer par les plans 2D... A l'ancienne comme disent certains !
Quant à la seringue principale, elle est motorisée ici :
